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Un nouveau mandat pour Maduro

Ce qu’un conseiller recommanderait au gouvernement, à son opposition et à la Communauté internationale

Carmen Beatriz Fernández

5 janvier 2019

Le 10 janvier 2019 approche, date à laquelle, selon la Constitution du Venezuela, le président élu doit entrer en fonction. Cet événement n’aurait rien de particulier si l’« élection » n’avait pas été autant contestée. En effet, suite à la convocation de l’élection présidentielle du 20 mai dernier, le Groupe de Lima Groupe de Lima Groupe fondé en août 2017, pour faire un suivi et trouver une sortie à la crise vénézuélienne. En font partie l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Panama, le Paraguay, le Pérou, le Guyana et Sainte-Lucie. , composé de 14 pays américains, a refusé de reconnaître le résultat de la présidentielle. Il en va de même pour l’Union européenne.

Étrangement, c’est quelqu’un perçu comme un allié conjoncturel du gouvernement de Nicolás Maduro qui a mis en premier l’accent sur la date en question. « Jusqu’au 10 janvier, Maduro a la légitimité des urnes pour lui, mais ce mandat expire le 10 janvier, commence alors un mandat basé sur une élection que nous ne reconnaissons pas  », a déclaré il y a quelques semaines le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell. Défendre le régime de Maduro au-delà de cette date sera très difficile, même pour ses alliés, puisqu’aucun pays occidental n’a reconnu sa « victoire » électorale.

Cette date représente un tournant important. Pas seulement en raison de ses implications constitutionnelles, et encore moins parce que Maduro pourrait soudainement reprendre le chemin de la démocratie, mais parce que elle est concomitante à l’approfondissement de la crise vénézuélienne au-delà des frontières. Le 10 janvier, c’est la goutte qui fait déborder le vase de l’hécatombe nationale.

L’exode vénézuélien a remis le pays sous la lumière des projecteurs. Et la pression que cet exode exerce sur les pays d’accueil rend urgente une action de pression collective depuis l’étranger.

Le Venezuela commencera 2019 avec les niveaux de production de pétrole qu’il avait en 1927, une baisse de plus des deux tiers de la production par rapport à il y a dix ans, et avec près d’un million de personnes atteintes de paludisme, un chiffre similaire à celui de 1936. Près d’un siècle sépare ces deux indicateurs. L’année commencera en plus avec une inflation Inflation Hausse cumulative de l’ensemble des prix (par exemple, une hausse du prix du pétrole, entraînant à terme un réajustement des salaires à la hausse, puis la hausse d’autres prix, etc.). L’inflation implique une perte de valeur de l’argent puisqu’au fil du temps, il faut un montant supérieur pour se procurer une marchandise donné. annuelle proche de 1.000.000.000 %. Sans plus de détails ni analyse socio-économique, ces trois chiffres expliquent à eux seuls que la tragédie vénézuélienne et ses millions de victimes de l’expatriation forcée.

La situation est insoutenable, et pas seulement au Venezuela. Elle provoque un grave déséquilibre hémisphérique et a repoussé les frontières de la tragédie vénézuélienne vers plusieurs pays d’Amérique latine, avec des flambées xénophobes et la saturation des systèmes socio-sanitaires de pays frères comme la Colombie, le Pérou et l’Équateur. La migration forcée au Venezuela pourrait même dépasser celle de la crise syrienne et ses six millions d’âmes qui ont fui durant une décennie de guerre.

En outre, d’après une récente enquête de C21, 38 % de la population vénézuélienne aurait l’intention d’émigrer. Cela signifie que 10 millions de Vénézuéliens supplémentaires pourraient se joindre à l’exode à moyen terme et faire de la région une véritable poudrière. Il faut s’y attaquer avant que cela ne se produise, et c’est dans ce contexte que le 10 janvier 2019 semble être une véritable échéance propice.

Il faut partir d’une seule prémisse : l’objectif ultime de toute action internationale sur le Venezuela est de rétablir l’équilibre perdu. Cela n’est pas nécessairement synonyme de rétablissement de la démocratie. Si celle-ci contribue à l’équilibre, elle est la bienvenue, sinon la communauté internationale pourrait faire certaines concessions. Rétablir l’équilibre hémisphérique nécessaire ne signifie pas automatiquement faire chuter Maduro. C’est pourquoi le régime de Maduro et ses principaux acteurs s’évertuent à faire croire qu’ils peuvent rétablir un minimum de stabilité.

Que recommanderait un conseiller à Maduro, à l’opposition ou à la communauté internationale ? Faisons l’exercice...

Ce qu’un conseiller recommanderait à Maduro

L’enjeu, c’est l’équilibre. Prouvez que vous avez le contrôle.

« La recette est simple, Président : contrôlez l’hyperinflation Hyperinflation Le phénomène de l’hyperinflation correspond à une inflation excessivement élevée et incontrôlable. On parle réellement d’hyperinflation lorsque les prix augmentent de plus de 50% par mois. Les pays y étant confrontés sont généralement conduits à une crise monétaire et économique. , contrôlez l’émigration, éliminez le bicéphalisme de votre gouvernement [1], divisez l’opposition et convainquez la communauté internationale que vous en êtes capable  », aurait suggéré un conseiller cubain ou du célèbre CEPS, think tank associé au parti politique espagnol Podemos [2] à Maduro. C’est pourquoi le gouvernement fait des efforts pour montrer qu’il peut contrôler le pays, avec des promesses de discipline fiscale [non tenues jusqu’à présent, NDLR], avec le plan Retour à la patrie [3] et avec l’annonce de la « police des frontières » [4].

Il y a un peu plus d’un an, Michael Fitzpatrick, responsable du département d’État américain, déclarait qu’ « au Venezuela, il y a une dictature, mais le gouvernement de Maduro est légitime  ». Comme dans les conseils impérissables de Sun-Tzu dans son célèbre Art de la guerre, le département d’État laissait une porte entrouverte par laquelle peuvent sortir les ennemis. Si cette porte n’existerait pas, une bête blessée combattrait avec acharnement jusqu’à la mort, et un adversaire coincé se jetterait dans le conflit comme seule issue. Eh bien, cette porte entrouverte se ferme le 10 janvier, et d’ici là, il y a des possibilités de négocier.

Seuls deux acteurs de la crise vénézuélienne sont fréquemment analysés : le gouvernement et l’opposition. On fait souvent référence aux conflits au sein de l’opposition, parce qu’ils sont plus visibles, mais le chavisme Chavisme Le terme « chavisme »est utilisé pour décrire le(s) courant(s) politiques revendiquant l’héritage de Hugo Chavez, décédé en 2013. n’est pas monolithique non plus. La mort de Chávez, a laissé la place à un archipel de pouvoirs entre lesquels il existe des ponts. Chaque île préserve ses propres intérêts. Rendre crédible une promesse d’équilibre géopolitique implique pour Maduro d’éliminer cet archipel de pouvoirs. Il l’a fait avec Rafael Ramírez Rafael Ramírez Rafael Ramírez est un homme politique vénézuélien. S’il a occupé de nombreux postes de pouvoir, il a surtout été durant 11 ans ministre de l’Énergie et des Mines et 10 ans à la tête de PDVSA. Une longévité exceptionnelle à un poste clé sous le chavisme. De 2014 à 2017, il était ambassadeur du Venezuela à l’ONU. Très critique des orientations du gouvernement Maduro, il est tombé en disgrâce. En janvier 2018, un ordre d’arrestation a été émis contre lui par le Ministère public. Il est accusé entre autres de détournement de fonds et d’association de malfaiteurs.

Source : poderopedia.org.
et PDVSA PDVSA
Petróleos de Venezuela
Petróleos de Venezuela SA est la compagnie nationale publique de pétrole du Venezuela.
, et vient de le faire avec González López [5], un membre clé de l’appareil répressif de la dictature, et un proche de Diosdado Cabello.

Le pire ennemi de cette offre d’équilibre du gouvernement est, bien sûr, Maduro lui-même. Le président est animé d’une pulsion de chaos qui le pousse à la « fuite en avant » face aux difficultés. A chaque tournant depuis 2013, quand il a risqué de perdre le contrôle, Maduro a décidé de privilégier sa survie au présent en compliquant l’avenir. Un jour à la fois. C’est ce qui s’est produit après la défaite aux législatives en décembre 2015, après les manifestations sur le référendum révocatoire [annulés en octobre 2016, NDLR] - lorsque Maduro s’est lancé dans l’aventure de l’Assemblée constituante - ou avec les négociations en République dominicaine en décembre 2017 avant l’élection présidentielle de 2018.

Ce comportement étant connu, il ne faut pas sous-estimer quela fait que la pression autour de la date du 10 janvier pourrait conduire Maduro à une autre action désespérée, comme un référendum constitutionnel ou la convocation d’élections présidentielles, pour profiter de la désarticulation de l’opposition.

Ce qu’un conseiller recommanderait à l’opposition

L’enjeu, c’est l’équilibre. Montrez d’une seule voix que vous pouvez avoir le contrôle.

« C’est facile à dire mais difficile à mettre en œuvre : restez uni dans l’action et vos objectifs, respectez les institutions, n’ayez pas peur de vous mesurer au gouvernement, montrez que vous pourrez diriger une transition et convainquez la communauté internationale que vous voulez prendre le pouvoir », dirait un conseiller de l’opposition.

J’ai souvent entendu des acteurs politiques internationaux se plaindre que l’on ne sait pas à qui s’adresser au sein de l’opposition vénézuélienne. L’opposition démocratique est dispersée, fragmentée et diverse. Ce qui pourrait être un atout est perçu comme un signe clair de désorganisation. Tant que l’opposition n’est pas unie, ou qu’une de ses tendances n’a pas pris le dessus, elle ne sera pas une option de pouvoir. La « communauté internationale » pourrait ainsi cesser d’appuyer l’opposition comme solution de rechange et aider le gouvernement à améliorer sa gouvernance. Cela peut paraître dur, mais c’est de la realpolitik.

Il est possible aujourd’hui de regrouper les positions en deux tendances divergentes : les partisans de la voie électorale et les supporters de l’intervention. Lesdits « électoralistes » font souvent valoir que l’opposition a remporté les élections lorsqu’elle était unie, et se réfèrent fréquemment au cas de 2015 et à l’Assemblée nationale. Ils oublient de prendre en compte qu’après chaque processus électoral, le régime a modifié le système, en transformant un muret en mur infranchissable. Depuis l’élection régionale de 2017, la voie électorale est obstruée. A court terme, la solution électorale n’est plus viable, selon les « interventionnistes ». Ils préconisent une intervention internationale plus vigoureuse, sur les plans commercial, diplomatique, financier et même militaire. Toutes les options doivent être sur la table, car pour que des élections soient à nouveau possibles au Venezuela, en tant qu’option pour sortir de l’impasse, des changements fondamentaux doivent d’abord avoir lieu.

Ces options sont-elles si différentes et irréconciliables ? Le rejet de l’intervention est relatif … Les solutions non électorales sont de plus en plus perçues comme valides, au fur et à mesure que le temps passe et qu’aucune solution concrète n’est en vue. Le rejet des élections n’est que circonstanciel, et il y aurait un consensus pour mettre en œuvre certains changements fondamentaux grâce à la médiation internationale. Il serait possible qu’un nouveau processus de négociation, sous la pression d’une menace réaliste d’intervention, aboutisse à une nouvelle composition du Conseil national électoral Conseil national électoral
Consejo Nacional Electoral
CNE
Le Conseil national électoral est un pouvoir public autonome. C’est l’institution chargée de garantir et superviser le déroulement de tous les processus électoraux.
(CNE) [6] ou même à un arbitrage électoral international.

Démontrer que l’opposition est capable d’atteindre l’équilibre implique plusieurs choses : premièrement, l’existence d’une unité qui rassemble à l’intérieur et à l’étranger électoralistes et interventionnistes, ou au moins une domination très nette de l’une des factions sur les autres. Deuxièmement, la reconnaissance des institutions, et ici la reconnaissance de l’Assemblée nationale [contrôlée par l’opposition et que le pouvoir a mise hors-jeu, ndlr] est la principale faille institutionnelle depuis laquelle une transition vers la démocratie pourrait s’opérer. Tant la communauté internationale que les électeurs doivent percevoir les signes de leadership. Il ne faut pas avoir peur de mener des élections primaires ouvertes. Il y a un besoin énorme d’articuler un message politique unique, qui coïncide avec un minimum de dix éléments clés autour desquels les principaux acteurs s’engageraient. C’est faisable. Le Frente Amplio Venezuela Libre Frente Amplio Venezuela Libre
Frente Amplio
Front élargi pour un Venezuela libre
Le Frente Amplio Venezuela Libre, ou Front élargi pour un Venezuela libre, est une plateforme d’opposition au gouvernement Maduro créée en mars 2017, à deux mois d’une élection présidentielle contestée. Face à la division de la MUD, la coalition d’opposition, ce Front a pour objectif de rassembler les mécontents du gouvernement au-delà des partis politiques. Y participent notamment différentes associations et ONG, des syndicats et des chavistes « dissidents ».
 [7] offre aujourd’hui une plate-forme qui a permis de réaliser d’énormes progrès en matière d’accords politiques et sociaux, dans un cadre généreux et large qui peut prendre en compte compte cette diversité.

Ce que recommanderait un conseiller à la communauté internationale

L’enjeu, c’est l’équilibre. Nous devons chercher des alliances avec ceux qui la garantissent le mieux.

« La recette est simple : créez des alliances avec ceux qui promettent l’équilibre d’une manière crédible. Et misez sur deux, trois ou quatre groupes si nécessaire », c’est ce que dirait plus ou moins le mémorandum d’un hypothétique conseiller de l’Union européenne et du Département d’Etat.

La Banque mondiale a récemment publié une analyse éloquente montrant comment l’hyperinflation vénézuélienne fonctionne à la même vitesse vertigineuse que l’exode massif. L’hyperinflation est en corrélation presque parfaite avec l’ « hyper émigration ». Cependant, la corrélation n’implique pas la causalité. Et la cause profonde de l’exode forcé est un gouvernement qui a systématiquement échoué à garantir les minimums que n’importe quel autre gouvernement garantirait.

Maduro ne peut pas résoudre le problème de l’hyperinflation. Non seulement à cause du manque de discipline budgétaire dont témoigne la gestion publique depuis son arrivée au pouvoir, ni même à cause du dogmatisme borné qui entoure le cercle du pouvoir. La raison fondamentale est la profonde méfiance que Maduro inspire aux marchés et à la population vénézuélienne. L’économie étant la plus « douce » des sciences « dures », la confiance est un élément fondamental de tout plan d’ajustement visant à contrôler l’hyperinflation qui anéantit la population vénézuélienne et provoque son exode.

Le changement politique est essentiel pour dénouer le nœud gordien qui tient en haleine toute la région latino-américaine. Il n’y a aucun manuel explicite pour un tel cas. La dictature de Maduro est un processus inédit dans le monde, le produit d’une grande trame de corruption et de criminalité. Il y a eu de nombreuses dictatures, mais celle de Maduro combine deux éléments uniques :

C’est l’aboutissement d’un processus de « tyrannisation » d’une société démocratique. Les processus de démocratisation des sociétés ayant été beaucoup plus fréquents.
Le régime combine les caractéristiques de qu’on appelle un État failli ou en déliquescence (incapable d’assurer ses missions essentielles) avec celles d’un État hors-la-loi (qui viole les conventions internationales, a des liens avec le monde du crime et ne respecte pas les droits humains).

Si l’on ajoute à cela le fait que ce régime unique repose sur les plus grandes réserves de pétrole du monde, autant dire qu’il est certainement impossible de trouver ici un « manuel » de démocratisation. Cependant, le cas vénézuélien présente un intérêt mondial, à la fois comme « anti-modèle » qui mine les valeurs démocratiques et les droits de l’homme du monde occidental, qu’en termes de sécurité mondiale ; ce pourquoi il provoque une réaction internationale, à la fois préventive et défensive.

Il y a donc une conviction : une situation sans précédent nécessitera probablement une solution sans précédent pour être résolue. Et cette solution pourrait éventuellement découler de la convergence entre les postures électoralistes et interventionnistes au sein de l’opposition vénézuélienne. Cette solution non conventionnelle, en réponse à un problème jusqu’alors méconnu dans la géopolitique mondiale, de dictature conduisant un pays au chaos, pourrait conduire à une élection forcée par la pression militaire internationale, avec quelques règles explicites de transition démocratique.

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Carmen Beatriz Fernández

Carmen Beatriz Fernández

Marketing politique @ cyberpolitique. Latinoaméricanophile. Présidente de DataStrategia Consultores. Membre de l'Organización de Consultores Políticos de Latinoamerica.

[1[NDLR] L’auteure fait référence à un autre clan du pouvoir, celui de Diosdado Cabello, souvent qualifié de n°2 du régime et qui dirige actuellement l’Assemblée nationale constituante.

[2[NDLR] Plusieurs dirigeants de la fondation Centro de Estudios Políticos y Sociales (CEPS) et de PODEMOS ont prodigué par le passé leurs conseils aux dirigeants vénézuéliens. 

[3[NDLR] Le plan « Vuelve a la Patria » a été lancé à l’été dernier par le gouvernement pour rapatrier des Vénézuéliens ayant émigré et désirant revenir au pays. Quelque 10 000 personnes auraient ainsi été prises en charge. A titre de comparaison, on estime à 5 000 le nombre de Vénézuéliens qui décident chaque jour de quitter le pays.

[4[NDLR] En octobre 2018, le Venezuela a créé une police « migratoire » pour contrôler les frontières, ports et aéroports.

[5[NDLR] Monsieur Lopez, un proche de Diosdado Cabello, a dirigé plusieurs années le SEBIN, la police politique. Il a été démis de ses fonctions en octobre 2018. De nombreux journalistes et experts estiment qu’ils ‘agit là d’une conséquence de la lutte fratricide que se luttent les clans de Nicolas Maduro et de Diosdado Cabello au sein du « chavisme.

[6[NDLR] La Conseil national électoral est largement dominé par l’oficialismo. Cette institution, officiellement autonome, agit en fonction des intérêts du pouvoir exécutif.

[7Le Frente Amplio Venezuela Libre, ou Front élargi pour un Venezuela libre, est une plateforme d’opposition au gouvernement Maduro créée en mars 2017, à deux mois d’une élection présidentielle contestée. Face à la division de la MUD, la coalition d’opposition, ce Front a pour objectif de rassembler les mécontents du gouvernement au-delà des partis politiques. Y participent notamment différentes associations et ONG, des syndicats et des chavistes « dissidents ».

[8[NDLR] L’auteure fait référence à un autre clan du pouvoir, celui de Diosdado Cabello, souvent qualifié de n°2 du régime et qui dirige actuellement l’Assemblée nationale constituante.

[9[NDLR] Plusieurs dirigeants de la fondation Centro de Estudios Políticos y Sociales (CEPS) et de PODEMOS ont prodigué par le passé leurs conseils aux dirigeants vénézuéliens. 

[10[NDLR] Le plan « Vuelve a la Patria » a été lancé à l’été dernier par le gouvernement pour rapatrier des Vénézuéliens ayant émigré et désirant revenir au pays. Quelque 10 000 personnes auraient ainsi été prises en charge. A titre de comparaison, on estime à 5 000 le nombre de Vénézuéliens qui décident chaque jour de quitter le pays.

[11[NDLR] En octobre 2018, le Venezuela a créé une police « migratoire » pour contrôler les frontières, ports et aéroports.

[12[NDLR] Monsieur Lopez, un proche de Diosdado Cabello, a dirigé plusieurs années le SEBIN, la police politique. Il a été démis de ses fonctions en octobre 2018. De nombreux journalistes et experts estiment qu’ils ‘agit là d’une conséquence de la lutte fratricide que se luttent les clans de Nicolas Maduro et de Diosdado Cabello au sein du « chavisme.

[13[NDLR] La Conseil national électoral est largement dominé par l’oficialismo. Cette institution, officiellement autonome, agit en fonction des intérêts du pouvoir exécutif.

[14Le Frente Amplio Venezuela Libre, ou Front élargi pour un Venezuela libre, est une plateforme d’opposition au gouvernement Maduro créée en mars 2017, à deux mois d’une élection présidentielle contestée. Face à la division de la MUD, la coalition d’opposition, ce Front a pour objectif de rassembler les mécontents du gouvernement au-delà des partis politiques. Y participent notamment différentes associations et ONG, des syndicats et des chavistes « dissidents ».

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  • F.L., Barril.info.

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