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Entre le Venezuela et l’Europe, rien ne va plus

Depuis l’automne dernier, les relations se détériorent entre Bruxelles et Caracas. L’Union européenne ne sera pas présente au scrutin présidentiel du 20 mai. Une élection illégitime selon elle. Tout semble indiquer qu’elle adoptera de nouvelles sanctions au lendemain de la victoire probable de Nicolás Maduro. Chronologie et analyse d’un divorce.

Il y un an, le gouvernement de Nicolás Maduro était confronté à une vague de protestations sans précédent. S’il a su manoeuvré habilement pour reprendre le contrôle de la situation en interne, on ne peut pas en dire autant au niveau international où son isolement est grandissant. En témoigne le fait que 15 gouvernements d’Amérique latine, les Etats-Unis, le Canada et l’Union européenne ont déjà décidé de ne pas reconnaître la légitimité du scrutin présidentiel du 20 mai prochain. Entre Bruxelles et Caracas, la détérioration des relations a pris une tournure très concrète à l’automne dernier.

Le prix Sakharov décerné à l’opposition

Le 26 octobre 2017, le Parlement européen a octroyé le prestigieux Prix Sakharov des droits de l’homme 2017 à l’« Opposition démocratique au Venezuela » et en particulier « à l’Assemblée nationale et tous les prisonniers politiques » [1] Ce prix décerné chaque année n’a que valeur de symbole mais il reflète le changement de ton.

Dés 2015, le réseau européen VenEuropa [2], dont la dirigeante a été citée comme informatrice de la police politique colombienne sous la présidence d’Uribe [3], avait lancé une pétition [4] et récolté des soutiens parlementaires pour que le prix soit accordé à l’opposition. Mais les conditions n’étaient pas encore mûres à l’époque. Depuis, le gouvernement Maduro a multiplié les sorties de route constitutionnelle avec l’exclusion de plusieurs partis du jeu politique [5], l’annulation du référendum révocatoire Référendum révocatoire La Constitution de 1999 (art. 72 CRBV) a introduit le mécanisme de référendum révocatoire. Selon une procédure précise, les citoyens peuvent convoquer un référendum révocatoire contre tout élu arrivé à la moitié de son mandat . Un tel référendum a eu lieu contre le Président Chavez en 2004. Il l’a emporté. Celui que voulait organisé l’opposition en 2016 a été annulé pour de supposées fraudes lors de la phase de collecte de signatures.  [6], les manipulations du calendrier électoral et la détérioration des conditions de compétitivité, la violente répression des mobilisations de rue de l’opposition ou encore la mise hors-jeu de l’Assemblée nationale et son remplacement de facto par une Assemblée nationale constituante, tout cela dans le contexte d’une terrible crise qui provoque - c’est inédit pour le pays - une vague d’émigration sans précédent.

Au travers de ce choix politique dont la paternité revient surtout aux eurodéputés libéraux et conservateurs, ce ne sont pas tant les personnalités des opposants qui ont été récompensées - des politiciens sans grande envergure dont certains comme Antonio Ledezma ont un passé pour le moins polémique en matière de respect des droits humains [7] -, mais les actions du gouvernement vénézuélien qui sont pointées du doigt.

L’Europe passe à l’action

Le 13 novembre, l’UE a adopté pour la première fois des sanctions « sélectives, graduelles et réversibles » contre Caracas. Par unanimité, le Conseil européen a décidé d’imposer « un embargo sur les armes et les matériaux connexes susceptibles d’être utilisés à des fins de répression interne  » et d’adopter un cadre juridique pour sanctionner individuellement des dirigeants vénézuéliens. [8]

L’Europe a justifié ses mesures par sa volonté de faire pression en faveur d’un processus de dialogue « crédible et constructif  », pour le respect des institutions démocratiques, l’adoption d’un calendrier électoral complet, la libération de tous les prisonniers politiques et pour autoriser une aide humanitaire dans le pays afin d’aider une population en souffrance du fait des pénuries de médicaments et d’aliments. [9] A l’exception de cette dernière demande, il s’agit surtout d’exiger de Caracas le respect de l’État de droit et donc de la Constitution bolivarienne (1999). Ces sanctions pourraient être annulées rapidement si la situation dans le pays évoluait positivement selon les critères des 28 qui, dans les faits, appuient les revendications de l’opposition.

Un embargo sans véritable impact commercial

En imposant un embargo sur les armes, le Conseil européen a interdit pour une durée d’un an renouvelable aux compagnies européennes de défense de faire des affaires avec le gouvernement de Nicolás Maduro … sauf pour des contrats signés avant le 13 novembre 2017. [10] Le Venezuela se retrouve ainsi sur la même liste que la Syrie et la Corée du Nord.

La mesure n’a pas manqué de faire réagir Noam Chomsky. « L’idée d’imposer un embargo sur l’armement au Venezuela alors qu’on refuse d’en imposer un contre l’Arabie saoudite relève de la caricature, affirme le célèbre linguiste états-unien qui dénonce « les assauts meurtriers de l’Arabie saoudite sur le Yémen  » [11] Difficile de lui donner tort. Si une certaine opacité règne sur les dépenses militaires vénézuéliennes [12], certains chiffres montrent que l’UE n’est qu’un fournisseur d’armes marginal du pays caribéen [13]. Il n’en va pas de même pour l’Arabie saoudite qui est notamment le principal client de l’industrie wallonne d’armement. [14] ou qui a signé des contrats pour 7 milliards € avec la France de 2012 à 2017 (Voir l’animation d’Arte info d’avril 2018 ci-dessous). En février 2016, le Parlement européen a voté une résolution sur la situation au Yémen appelant la Haute représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, « à œuvrer pour imposer un embargo européen sur les armes à l’Arabie saoudite ». Il n’y a pas eu de suite. [15] Toutefois, l’absence de mesures contre le régime wahhabite ne délégitime pas pour autant celles adoptées contre Caracas, qu’on y soit favorable ou pas.

Si les achats vénézuéliens ne pèsent guère pour l’Europe, le Venezuela est toutefois un important acheteur d’armement. Il aurait même été le premier en Amérique du Sud en 2016 avant que sa situation économique ne vienne faire chuter ses commandes. [16] Ce sont la Russie et dans une moindre mesure la Chine qui se partagent le gâteau. Au cours des dix dernières années, 65% de l’armement acheté par Caracas l’ont été à l’allié russe. Et le pays caribéen envisage de construire en 2018 des usines de fabrication de la tristement célèbre Kalashnikov. [17]

A titre d’anecdote, le Venezuela a acheté en 2016 des bombes, grenades, missiles torpedos et autres projectiles aux Etats-Unis pour une valeur de 2,3 millions $. Cela peut sembler paradoxal au vu des relations exécrables entre les deux pays. [18]

Les premiers dirigeants sanctionnés

Le 13 novembre 2017, en plus de l’embargo sur les armes, les ministres des Affaires étrangères européens se sont mis d’accord sur un cadre juridique permettant à l’UE de sanctionner individuellement des dirigeants vénézuéliens. Comment ? En gelant leurs actifs et en empêchant leur entrée sur le territoire européen. Ces sanctions étaient déjà attendues pour Noël [19]. Ce ne fut donc pas une surprise quand la liste fut rendue publique le 22 janvier. Elle comprend sept noms, ceux de dirigeants des pouvoirs publics vénézuéliens et celui que l’on décrit souvent comme le n°2 du régime, Diosdado Cabello. [20] Cette liste noire vient s’ajouter à celles déjà bien étoffées des Etats-Unis [21] et du Canada [22]. Le 8 février 2018, une résolution des députés européens a demandé d’élargir cette liste au Président Maduro, au Vice-président et à leur entourage, « parents inclus ». [23]

L’Espagne à la manoeuvre

Pour obtenir la nécessaire unanimité européenne pour l’adoption des sanctions, et alors que certains pays, comme le Portugal ou la Grèce, trainaient la patte [24], l’action du gouvernement espagnol de Mariano Rajoy fut décisive. Entre Madrid et le « chavisme Chavisme Le terme « chavisme »est utilisé pour décrire le(s) courant(s) politiques revendiquant l’héritage de Hugo Chavez, décédé en 2013.  », les relations ont presque toujours été tendues, voire même électriques lorsque le Parti populaire est aux commandes. Le soutien apporté par José María Aznar au coup d’Etat avorté d’avril 2002 contre le gouvernement d’Hugo Chávez est à la source de cette animosité dont l’actualité récente a encore rendu compte : le soutien du Venezuela aux indépendantistes catalans [25], l’accueil chaleureux offert par Mariano Rajoy au fugitif Antonio Ledezma [26] ou la récente et brève rupture diplomatique entre les deux pays avec expulsion des ambassadeurs respectifs. [27]

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Selon El Independiente, c’est le gouvernement espagnol qui a le premier proposer l’adoption de « sanctions concrètes, individuelles et sélectives  » fin juillet 2017, à la veille de l’élection controversée de l’Assemblée constituante. [28] Bien plus que dans d’autres pays, le Venezuela occupe une place de choix dans l’actualité espagnole. Le PP, au pouvoir, est à l’avant-garde de la lutte contre le gouvernement vénézuélien. Dans l’opposition, certains dirigeants de Podemos sont d’anciens conseillers du président Chávez. Et les deux anciens Premier ministre socialistes, Felipe González (1982-96) et Jose Manuel Zapatero (2004-11), ont joué un rôle dans la crise politique du pays caribéen, le premier comme conseiller des avocats du « prisonnier politique » Leopoldo Lopez, le second comme médiateur lors des récentes négociations.

Zapatero dans la tourmente

M. Zapatero et M. Medina  // © Présidence de la République dominicaine  //

Ces négociations entre gouvernement et opposition se sont tenues en République dominicaine du 1er décembre au 7 février. Dans une lettre publiée au lendemain de la rupture du dialogue, l’ancien Premier ministre espagnol a appelé l’opposition à signer la dernière proposition d’accord présentée par le gouvernement. Lui qui a d’abord été appelé par l’UNASUR UNASUR Nouvelle dénomination de la Communauté sud-américaine des nations (CSN), approuvée lors du premier sommet présidentiel sur l’énergie qui s’est tenu au Venezuela en 2007. Le siège de son secrétariat se trouve à Quito, en Equateur. , et qui a reçu ensuite le soutien du Vatican et de l’UE, a accompli une quarantaine de voyages transatlantiques depuis 2016 pour rapprocher les parties et a reçu pour sa lettre polémique une volée de bois vert dans la presse où il a été accusé d’avoir failli comme médiateur et de pencher en faveur du gouvernement vénézuélien. Deux mois plus tard, l’ancien Premier ministre a explicitement porté la responsabilité de l’échec des négociations sur Julio Borges, le négociateur de l’opposition, lauréat du Prix Sakharov en tant qu’ancien président de l’Assemblée nationale. [29]

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M. Zapatero manque-t-il de neutralité ? L’opposition le considère avec méfiance. Il est par contre fort apprécié par Caracas. En effet, M. Zapatero aurait essayé de retarder la publication de la liste européenne des dirigeants sanctionnés car elle ne favorisait pas le dialogue alors en cours. Il n’a pas tort ! Comme l’explique El Independiente [30], il en fit la demande à Federica Mogherini le 15 janvier, mais le gouvernement espagnol l’aurait court-circuité. [31] Caracas l’a proposé pour mener une éventuelle mission d’accompagnement et d’observation du scrutin présidentiel du 20 mai. Il y sera finalement en tant qu’accompagnateur international. [32] Plus troublant, se sachant dans la tourmente, M. Zapatero a participé peu après la rupture des négociations à un meeting de soutien à la réélection controversée d’Evo Morales [33], un allié de Caracas, avec Podemos. Tout récemment, il a aussi dénoncé par voie de presse la politique du « deux poids deux mesures » dont serait victime le gouvernement vénézuélien. [34]

Une condamnation qui dépasse les clivages politiques

Au regard des dispositions états-uniennes adoptées l’été dernier, les mesures européennes font encore pâle figure. Alors que les Etats-Unis étranglent le gouvernement de Nicolás Maduro en mal de liquidités en l’empêchant de contracter de nouvelles dettes sur les marchés financiers et envisagent même un embargo pétrolier, l’Europe envoie surtout un message de désapprobation sur l’évolution du régime. La force des sanctions européennes ne résident pas tant dans leur contenu mais dans le fait que le régime vénézuélien ait réussi à faire presque l’unanimité contre lui au sein de l’UE. En témoigne la résolution du Parlement européen adoptée le 3 mai 2018 demandant la suspension du scrutin présidentiel. [35] L’analyse du vote est révélatrice puisque la condamnation va bien au-delà de la droite et de la social-démocratie. Même au sein de la Gauche unie européenne (GUE, communistes et « gauche de la gauche »), on compte des votes pour ou des abstentions.

Une présidentielle contestée

Nombreux sont les gouvernements et observateurs de la crise vénézuélienne à estimer que Caracas a instrumentalisé les négociations pour gagner du temps alors que celles-ci visaient notamment à garantir des conditions électorales équitables. Leur échec et la décision unilatérale du gouvernement d’avancer au 20 mai la présidentielle - elle a lieu traditionnellement en décembre [36] - ont hypothéqué toute reconnaissance de la légitimité du scrutin présidentiel par l’UE et une partie de la communauté internationale.

Federica Mogherini, Haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères  // CC European External Action Service (flickr)  //

Le 13 avril dernier, Jorge Arreaza, le ministre des Affaires étrangères vénézuélien et par ailleurs gendre de feu Hugo Chávez, est venu à Bruxelles plaider la cause de son gouvernement devant Federica Mogherini. En vain à en croire le communiqué que celle-ci publia quelque jours plus tard. L’UE « se tient prête à réagir au travers de mesures appropriées à toute décision ou action qui continuerait à saper la démocratie, l’État de droit et la situation des droits humains dans le pays ». [37] Le Conseil national électoral Conseil national électoral
Consejo Nacional Electoral
CNE
Le Conseil national électoral est un pouvoir public autonome. C’est l’institution chargée de garantir et superviser le déroulement de tous les processus électoraux.
, dont la présidente Tibisay Lucena se trouve sur la liste des dirigeants sanctionnés par l’UE, a toutefois invité Federica Mogherini à venir voir le scrutin par elle-même. L’Europe, en tant qu’institution, ne sera pas présente au scrutin.

Indéniablement, rien ne va plus entre l’UE et le gouvernement vénézuélien. La probable victoire de Nicolás Maduro - c’est ce qu’estiment 70% de la population [38] - devrait ouvrir la porte à de nouvelles sanctions. Caracas dispose toutefois encore de certains alliés de poids comme la Chine et la Russie, mais pour garder ce soutien, le régime vénézuélien a intérêt à honorer ses dettes et les livraisons de pétrole dont la production est en chute libre.

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Frédéric Lévêque

Frédéric Lévêque

Belge. Master en sciences politiques à l'Université libre de Bruxelles. Coordinateur de RISAL (http://risal.collectifs.net) de 2003 à 2009. Fondateur et coordinateur de Barril.info.

[1Parlement européen, Prix Sakharov.

[2Annexes du Moniteur belge, 07/07/2014.

[3 L’association VenEuropa, enregistrée comme lobby à Bruxelles, est dirigée par Patricia Betancourt, qui fut citée comme informatrice du DAS, la police politique colombienne, dans un scandale d’espionnage d’ONG européennes.
Patrick Hens, Venezolaanse oppositieleidster werkte in België voor geheime dienst Colombia, De Wereld Morgen, 1er novembre 2015 ; Juan David Laverde, Los enlaces del DAS en Bélgica, El Espectador, 24 octobre 2015. 

[4Dar Premio Sajarov a Presos Políticos Venezolanos y a la iniciativa de la Unidad Democrática, en tanto que opción de salida pacífica para el conflicto socio-político que aqueja a Venezuela. Voir en sur change.org

[5Lire à ce propos Frédéric Lévêque, Elections présidentielles au Venezuela : l’opposition hors-jeu ?, barril.info, 20 février 2018.

[6La Constitution de 1999 a introduit le mécanisme de référendum révocatoire. Selon une procédure précise, les citoyens peuvent convoquer un référendum révocatoire contre tout élu arrivé à la moitié de son mandat. Un tel référendum a eu lieu contre le Président Chavez en 2004. Il l’a emporté. Celui que voulait organisé l’opposition en 2016 a été annulé pour de supposées fraudes lors de la phase de collecte de signatures.

[7Durant son mandat de gouverneur du District fédéral, puis comme maire de Libertador dans Els années 90, il est accusé d’avoir la main très lourde - et sa police la gâchette facile - contre les étudiants mobilisés, les buhoneros (vendeurs informels), les migrants sans papiers et la délinquance.

[8Conseil de l’Union européenne, Venezuela : EU adopts conclusions and targeted sanctions, 13 novembre 2017.

[10Venezuela, Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), https://www.sipri.org/node/4331

[11Robin Emmott, EU readies sanctions on Venezuela, approves arms embargo, Reuters, 13 novembre 2017.

[12Au Venezuela, une série de dépenses en armement sont effectuées via un fonds parallèle au budget de l’Etat : le Fonds de développement national (FONDEN), alimenté directement par l’argent de l’exportation du pétrole. La transparence n’y étant pas toujours de mise, il est difficile d’avoir une vision réaliste des achats en armement.
Dr Nan Tian & Diego Lopes da Silva, Improving South American military expenditure data, International Peace Research Institute, 4 septembre 2017.

[13Selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), de 2014 à 2016, au sein de l’UE, seuls les Pays Bas et l’Autriche auraient vendu de l’armement au Venezuela. Et en très faibles volumes.A ces deux pays, selon une autre source, il faut ajouter la Grande Bretagne qui aurait vendu pour 1,83 million $ d’armement à Caracas entre mai 2010 et mars 2017. L’Espagne de Mariano Rajoy aurait fourni quant à elle pour 11,6 millions $ d’armes au Venezuela en 2015 sur un total d’exportation de 4,34 milliards $.
Daniel Garcia Marco, Dónde compra Venezuela sus armas y cuál será el impacto real del embargo impuesto por la Unión Europea, BBC Mundo, 14 novembre 2017 ; Robin Emmott, EU readies sanctions on Venezuela, approves arms embargo, Reuters, 13 novembre 2017.

[14« L’Arabie saoudite reste, et de loin, le premier partenaire commercial des entreprises wallonnes du secteur de l’armement. De 23 % en 2007-2011, l’Arabie saoudite est passée à plus de 37 % du total de la valeur des licences d’exportations wallonnes sur la période 2012-2016. » in Les transferts d’armements de la région wallonne en 2016 : synthèse du rapport annuel, GRIP, 21 août 2017.

[16Selon l’ONG Control Ciudadano, « le pays a réduit ses achats de matériel militaire de 90% dans la période 2015-2016 par rapport à 2013-2014 » in Control Ciudadano, Venezuela : Informe sobre Adquisiciones de Sistemas de Armas y Material Militar. Período 2013-2016, 4 janvier 2017.

[18Selon les données de l’International Trade Centre (ITC), qui fait partie de l’OMC. Cité par Daniel Garcia Marco, Dónde compra Venezuela sus armas y cuál será el impacto real del embargo impuesto por la Unión Europea, BBC Mundo, 14 novembre 2017.

[20Sont sanctionnés la présidente du Conseil national électoral, Tibisay Lucena ; le Procureur général de la République, Tarek William Saab ; le député à l’Assemblée nationale constituante, Diosdado Cabello ; le président du Tribunal suprême de justice, Maikel Moreno ; le ministre de l’Intérieur, de la Justice et de la Paix, Néstor Luis Reverol ; le directeur du SEBIN, la police politique, Gustavo González et le chef du District Capital, ancien commandant de la Garde nationale, Antonio Benavides.
Unión Europea confirma nuevas sanciones contra 7 funcionarios venezolanos, Reuters, 22 janvier 2018.

[21L’Office of Foreign Assets Control (OFAC) est un organisme de contrôle financier, dépendant du Département du Trésor des États-Unis. Il est chargé de l’application des sanctions internationales américaines dans le domaine financier.
Liste des Vénézuéliens sanctionnés : https://sanctionssearch.ofac.treas.gov

[22Les sanctions canadiennes liées au Venezuela : http://www.international.gc.ca/sanc...

[24Marielba Núnez, Omarela, Deplabos, El efecto dominó de las sanciones, El Nacional, 25 mars 2018.

[25Venezuela expresa solidaridad con el pueblo de Cataluña, Telesur, 3 novembre 2017, https://www.telesurtv.net/news/Vene...

[26Venezuela condena que Mariano Rajoy reciba a prófugo Antonio Ledezma, Telesur, 18 novembre 2017, https://www.telesurtv.net/news/Vene...

[36Avancer la date de l’élection présidentielle n’est pas illégal mais rompt avec la tradition qui veut que les présidentielles soient organisées en décembre pour une entrée en fonction du vainqueur en février.

[38Selon un récent sondage réalisé par la société Hinterlaces, réputée proche du gouvernement.Hinterlaces : 70% de los electores considera que Nicolás Maduro ganará los comicios del 20M, Globovisión, 6 mai 2018.

[39Parlement européen, Prix Sakharov.

[40Annexes du Moniteur belge, 07/07/2014.

[41 L’association VenEuropa, enregistrée comme lobby à Bruxelles, est dirigée par Patricia Betancourt, qui fut citée comme informatrice du DAS, la police politique colombienne, dans un scandale d’espionnage d’ONG européennes.
Patrick Hens, Venezolaanse oppositieleidster werkte in België voor geheime dienst Colombia, De Wereld Morgen, 1er novembre 2015 ; Juan David Laverde, Los enlaces del DAS en Bélgica, El Espectador, 24 octobre 2015. 

[42Dar Premio Sajarov a Presos Políticos Venezolanos y a la iniciativa de la Unidad Democrática, en tanto que opción de salida pacífica para el conflicto socio-político que aqueja a Venezuela. Voir en sur change.org

[43Lire à ce propos Frédéric Lévêque, Elections présidentielles au Venezuela : l’opposition hors-jeu ?, barril.info, 20 février 2018.

[44La Constitution de 1999 a introduit le mécanisme de référendum révocatoire. Selon une procédure précise, les citoyens peuvent convoquer un référendum révocatoire contre tout élu arrivé à la moitié de son mandat. Un tel référendum a eu lieu contre le Président Chavez en 2004. Il l’a emporté. Celui que voulait organisé l’opposition en 2016 a été annulé pour de supposées fraudes lors de la phase de collecte de signatures.

[45Durant son mandat de gouverneur du District fédéral, puis comme maire de Libertador dans Els années 90, il est accusé d’avoir la main très lourde - et sa police la gâchette facile - contre les étudiants mobilisés, les buhoneros (vendeurs informels), les migrants sans papiers et la délinquance.

[46Conseil de l’Union européenne, Venezuela : EU adopts conclusions and targeted sanctions, 13 novembre 2017.

[48Venezuela, Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), https://www.sipri.org/node/4331

[49Robin Emmott, EU readies sanctions on Venezuela, approves arms embargo, Reuters, 13 novembre 2017.

[50Au Venezuela, une série de dépenses en armement sont effectuées via un fonds parallèle au budget de l’Etat : le Fonds de développement national (FONDEN), alimenté directement par l’argent de l’exportation du pétrole. La transparence n’y étant pas toujours de mise, il est difficile d’avoir une vision réaliste des achats en armement.
Dr Nan Tian & Diego Lopes da Silva, Improving South American military expenditure data, International Peace Research Institute, 4 septembre 2017.

[51Selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), de 2014 à 2016, au sein de l’UE, seuls les Pays Bas et l’Autriche auraient vendu de l’armement au Venezuela. Et en très faibles volumes.A ces deux pays, selon une autre source, il faut ajouter la Grande Bretagne qui aurait vendu pour 1,83 million $ d’armement à Caracas entre mai 2010 et mars 2017. L’Espagne de Mariano Rajoy aurait fourni quant à elle pour 11,6 millions $ d’armes au Venezuela en 2015 sur un total d’exportation de 4,34 milliards $.
Daniel Garcia Marco, Dónde compra Venezuela sus armas y cuál será el impacto real del embargo impuesto por la Unión Europea, BBC Mundo, 14 novembre 2017 ; Robin Emmott, EU readies sanctions on Venezuela, approves arms embargo, Reuters, 13 novembre 2017.

[52« L’Arabie saoudite reste, et de loin, le premier partenaire commercial des entreprises wallonnes du secteur de l’armement. De 23 % en 2007-2011, l’Arabie saoudite est passée à plus de 37 % du total de la valeur des licences d’exportations wallonnes sur la période 2012-2016. » in Les transferts d’armements de la région wallonne en 2016 : synthèse du rapport annuel, GRIP, 21 août 2017.

[54Selon l’ONG Control Ciudadano, « le pays a réduit ses achats de matériel militaire de 90% dans la période 2015-2016 par rapport à 2013-2014 » in Control Ciudadano, Venezuela : Informe sobre Adquisiciones de Sistemas de Armas y Material Militar. Período 2013-2016, 4 janvier 2017.

[56Selon les données de l’International Trade Centre (ITC), qui fait partie de l’OMC. Cité par Daniel Garcia Marco, Dónde compra Venezuela sus armas y cuál será el impacto real del embargo impuesto por la Unión Europea, BBC Mundo, 14 novembre 2017.

[58Sont sanctionnés la présidente du Conseil national électoral, Tibisay Lucena ; le Procureur général de la République, Tarek William Saab ; le député à l’Assemblée nationale constituante, Diosdado Cabello ; le président du Tribunal suprême de justice, Maikel Moreno ; le ministre de l’Intérieur, de la Justice et de la Paix, Néstor Luis Reverol ; le directeur du SEBIN, la police politique, Gustavo González et le chef du District Capital, ancien commandant de la Garde nationale, Antonio Benavides.
Unión Europea confirma nuevas sanciones contra 7 funcionarios venezolanos, Reuters, 22 janvier 2018.

[59L’Office of Foreign Assets Control (OFAC) est un organisme de contrôle financier, dépendant du Département du Trésor des États-Unis. Il est chargé de l’application des sanctions internationales américaines dans le domaine financier.
Liste des Vénézuéliens sanctionnés : https://sanctionssearch.ofac.treas.gov

[60Les sanctions canadiennes liées au Venezuela : http://www.international.gc.ca/sanc...

[62Marielba Núnez, Omarela, Deplabos, El efecto dominó de las sanciones, El Nacional, 25 mars 2018.

[63Venezuela expresa solidaridad con el pueblo de Cataluña, Telesur, 3 novembre 2017, https://www.telesurtv.net/news/Vene...

[64Venezuela condena que Mariano Rajoy reciba a prófugo Antonio Ledezma, Telesur, 18 novembre 2017, https://www.telesurtv.net/news/Vene...

[74Avancer la date de l’élection présidentielle n’est pas illégal mais rompt avec la tradition qui veut que les présidentielles soient organisées en décembre pour une entrée en fonction du vainqueur en février.

[76Selon un récent sondage réalisé par la société Hinterlaces, réputée proche du gouvernement.Hinterlaces : 70% de los electores considera que Nicolás Maduro ganará los comicios del 20M, Globovisión, 6 mai 2018.

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