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Venezuela : mouvement populaire en manque d’autonomie et de participation

En dépit de l’extraordinaire développement de l’organisation sociale populaire et des changements culturels significatifs qui se sont produits ces dix dernières années au Venezuela, la faible autonomie des mouvements et des acteurs sociaux à l’égard du pouvoir d’État chaviste et la reproduction d’un modèle, souvent inefficace et corrompu, de société rentière questionnent le sens et la portée de la « révolution socialiste bolivarienne ».

Edgardo Lander

16 novembre 2011

Au Venezuela, la plupart des organisations sociales et populaires se sont historiquement caractérisées par un niveau limité (fréquemment nul) d’autonomie par rapport aux partis politiques et à l’État. C’est la conséquence du modèle politique, institutionnel et culturel d’une société rentière, dans laquelle la majeure partie de l’activité politique a tourné autour des luttes pour la répartition du revenu du pétrole entre les mains de l’État central. Cette logique de contrôle externe n’a pas varié de manière significative durant ces dix dernières années, en dépit de l’extraordinaire développement de l’organisation sociale populaire et des changements culturels significatifs qui se sont produits parallèlement. D’un sentiment généralisé d’exclusion et d’éloignement par rapport au système politique, on est passé à une plus grande prise de conscience d’appartenance, de participation, de « protagonisme » citoyen.

Le gouvernement bolivarien a systématiquement encouragé l’organisation populaire. Cet objectif a traversé les principales politiques sociales. Au fil du temps, on a stimulé la création de « tables techniques de l’eau » et de conseils communautaires de l’eau, de comités de santé, de plus de 200 000 coopératives, de « tables techniques des télécommunications », de conseils communaux, pour ne citer que quelques exemples.

Sur le plan politique plus spécifiquement, on a créé le Mouvement de la 5e République, les Cercles bolivariens, les Unités de bataille électorale, et en 2007, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV PSUV
Parti socialiste unifié du Venezuela
Le Parti socialiste unifié du Venezuela est le parti politique fondé en 2006 par Hugo Chavez pour remplacer le Mouvement Cinquième République.
). Beaucoup de ces initiatives venant d’en haut, sans tenir compte des diversités politiques et régionales du secteur populaire, et étant fréquemment remplacées par de nouvelles propositions organisationnelles qui viennent aussi d’en haut, dès lors les structures qui à travers le temps réussissent à se consolider sont peu nombreuses. Compliquant encore plus la situation, ces différentes expressions organisationnelles se mettent en place sans dresser le bilan de l’expérience passée, parfois même en se superposant dans les mêmes fonctions.

Ces processus ont été traversés par des tensions entre d’une part l’amplification des dynamiques organisationnelles de base, et d’autre part l’intention de contrôler verticalement ces organisations et de les soumettre aux exigences de la conjoncture définies par le gouvernement ou le PSUV. A la tradition étatiste et centraliste de la culture d’un Venezuela rentier, se sont ajoutées les conceptions léninistes de la relation entre organisations politiques et organisations sociales. Ces tendances verticales se sont accentuées à partir du moment où il a été défini que le but de la révolution bolivarienne était la construction du « socialisme du 21e siècle ».

À plus d’une occasion, le président Chávez a dénoncé comme inconvenante toute prétention d’autonomie des organisations syndicales identifiées aux processus bolivarien, à l’égard du PSUV. En conséquence, bien que des millions de personnes, à différents moments, aient participé activement à quelques-unes ou à plusieurs de ces structures, le bilan organisationnel consolidé est plus limité. En ce sens, il est révélateur de constater que malgré que le PSUV revendiquait compter plus de 7 millions d’affiliés, il a obtenu un total de 5423324 voix aux élections parlementaires de 2010.

Force de mobilisation populaire

Néanmoins on peut affirmer que la société vénézuélienne est aujourd’hui une société plus organisée, plus politisée, plus mobilisée. Et cela, tout autant dans les secteurs de la population favorable au gouvernement que dans l’opposition. Au cœur de ces dynamiques, l’émergence d’un tissu social populaire, ample, hétérogène et diffus, caractérisé moins par sa continuité organique que par sa capacité à se réunir, à se mobiliser et à réagir aux fluctuations conjoncturelles, apparaît plus importante que l’existence de partis politiques structurés ou de mouvements sociaux aux modes de fonctionnement réguliers [1].

Les moments d’essor majeur de ce mouvement populaire, les expressions les plus vigoureuses de la constitution de ce tissu social se produisirent dans les années 2002 et 2003, face au coup d’État et au lock-out patronal pétrolier. Lors du coup d’État de 2002, en l’absence d’organisations politiques capables de conduire ou d’orienter une réponse, dans une situation de blocage quasi total des médias, l’extraordinaire mobilisation populaire des 12 et 13 avril est parvenue à déjouer le golpe et à faire revenir au palais du gouvernement le président Chávez. Les rares médias communautaires qui n’avaient pas été étouffés jouèrent un rôle fondamental, ainsi que l’usage massif des téléphones portables pour échanger des informations, coordonner les mobilisations et préciser les lieux de rencontre.

Une expression encore plus forte de l’existence de ce vaste tissu social clairement politisé, fut la capacité populaire à résister et finalement à mettre en déroute le blocage pétrolier-patronal de décembre 2002-janvier 2003. Avec des transports publics très limités, sans essence, face à de grandes difficultés d’approvisionnement alimentaire, sans gaz pour cuisiner, et devant une campagne de terreur systématique au sein de tous les milieux corporatifs, la population a résisté. De nombreuses formes d’organisations ont vu le jour, tant pour résoudre les questions basiques de la vie quotidienne que pour récupérer et mettre de nouveau en marche ce qui fut le centre du blocage : l’industrie pétrolière.

Cette force de mobilisation, ce niveau d’enthousiasme et d’engagement ont diminué ces derniers temps, pour diverses raisons, notamment à cause du malaise croissant vis-à-vis de l’insécurité, de l’inefficacité et de la corruption dans la gestion publique.

Les expériences des organisations et des mouvements sociaux ont été très variées : depuis des collectifs autogérés, capables de critiquer les politiques publiques à partir de leurs propres visions et vécus, jusqu’à des organisations à caractère spasmodique, tributaires d’initiatives externes et de l’accès au financement public. Ces différences dépendent entre autres de la diversité des cultures politiques préexistantes au sein de ces organisations, de l’expérience politique de leurs dirigeants/membres, ainsi que des conceptions prédominantes dans les organismes et chez les fonctionnaires publics avec qui ils sont en relation.

Parmi les organisations à plus fort potentiel de construction politique propre et de plus grande autonomie par rapport aux politiques définies d’en haut, dans la conjoncture changeante de ces dernières années, se détachent le Front national paysan Ezequiel Zamora Ezequiel Zamora Ezequiel Zamora (1817-1860), Vénézuélien, fut une figure importante de la guerre fédérale qui opposa les conservateurs aux libéraux et fédéralistes, entre 1853 et 1869. A la tête d’une armée de paysans, le « Général du peuple souverain » Ezequiel Zamora fit mordre la poussière à l’oligarchie, le 10 décembre 1859. C’est avec son fameux mot d’ordre - « Terre et hommes libres, respect du paysan et disparition des Godos (colons espagnols) » - qu’il prit la tête de nombreux soulèvements populaires contre l’oligarchie de l’époque. En dépit du fait qu’il n’a pas réussi à mettre fin à la répartition injuste de la terre, il fut l’une des principales références historiques et sources d’inspiration pour le président Hugo Chávez, en ce qui concerne les questions agraires. (FNCEZ) et les Comités des terres urbaines, qui font partie du Mouvement des habitants urbains, conjointement aux organisations des Pionniers, des Concierges et des Locataires. Ces dernières s’occupent de thèmes aussi centraux que ceux de la démocratisation de la ville, de la régularisation de la propriété de la terre dans les secteurs populaires urbains, à travers le droit au logement et la transformation intégrale de l’habitat.

Bien que les moyens de pression de ces organisations rurales et urbaines sur la politique publique aient été la plupart du temps limités, elles n’ont pas cessé d’agir politiquement, de se mobiliser, d’avoir leur propre agenda et d’adresser à l’État, non pas des revendications ponctuelles, mais des corps bien articulés de propositions pour une politique publique, tant en relation avec les secteurs sociaux dans lesquels elles agissent que dans le cadre du processus politique global. Elles ont assumé des initiatives originales sur des questions se rapportant à leur propre champ d’activité, et elles ne se sont pas abstenues de critiquer sévèrement le gouvernement quand elles l’ont jugé nécessaire. Ces organisations se sont caractérisées également par la réalisation d’un travail politique soutenu, par la pratique de la démocratie dans leur élaboration politique, et par des programmes systématiques de formation pour leurs affiliés et sympathisants.

Conflits syndicaux

Le milieu politico-organisationnel le plus conflictuel ces dernières années a été le monde syndical. Après l’échec retentissant de la tentative de prendre le contrôle de la Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV Confederación de Trabajadores de Venezuela
CTV
La Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV) est la principale centrale syndicale de la IVe République (1958-1999). Elle a été fondée en 1936 et est historiquement liée au parti social-démocrate qui a dominé la vie politique vénézuélienne avant Chávez, Action démocratique (AD). Dés 2001, sa direction a joué un rôle important dans la lutte contre le gouvernement Chavez et dans le coup d’Etat de 2002.
) par voie électorale, les mêmes modes d’ingérence se sont répétés, tant de la part du ministère du travail, d’entreprises et de l’administration publique, que de la part du PSUV. On a déplacé politiquement et organisationnellement la majeure partie des structures syndicales antérieures, particulièrement la CTV, qui pendant des décennies avait été contrôlée par Action démocratique Action démocratique
Acción Democrática
Parti social-démocrate qui a dominé la vie politique vénézuélienne durant la seconde moitié de XXè siècle.
. Cependant cela n’a pas conduit à la réussite de ce qui était l’objectif politique fondamental pour le monde du travail, à savoir la construction d’une centrale syndicale unifiée qui réunisse toutes les tendances favorables au processus bolivarien. L’usage du pouvoir politique pour favoriser l’une ou l’autre tendance en compétition, loin de contribuer à l’avènement d’une unité syndicale, a entraîné un plus grand fractionnement.

Le mouvement syndical vénézuélien s’est caractérisé de fait durant ces années par une extraordinaire fragmentation et dispersion (Janicke & Fuentes, 2008). La méconnaissance des conventions collectives par les pouvoirs publics a contribué à cette faiblesse. Ils sont nombreux les travailleurs publics dont la convention collective est échue depuis des années. Ces derniers dix ans, les augmentations salariales dans l’administration publique ont été, dans une proportion élevée, accordées non par la voie de la négociation, mais moyennant des décrets présidentiels. Il existe aujourd’hui plus de syndicats qu’il y a dix ans, mais moins de travailleurs y sont affiliés.

La source de plusieurs conflits au sein du monde syndical ces dernières années réside dans les différentes conceptions politico-idéologiques, sur des sujets aussi centraux que l’autonomie syndicale (Chirino, 2007 ; López Sánchez, 2008) ou encore la cogestion ouvrière. D’autres conflits qui fréquemment se superposent aux précédents, ne peuvent s’expliquer que comme des luttes pour le contrôle bureaucratique et politique, et pour les privilèges associés au pouvoir de décision lors de l’embauche de personnel [2].

Dans ce qu’on appelle la « zone du fer », du côté de Ciudad Guayana, où sont basées les principales industries publiques métallurgiques (fer, acier, aluminium) et électriques, des confrontations des plus sévères entre diverses branches syndicales identifiées avec le « chavisme Chavisme Le terme « chavisme »est utilisé pour décrire le(s) courant(s) politiques revendiquant l’héritage de Hugo Chavez, décédé en 2013.  » ont eu lieu ces dernières années. Lors de certains de ces débordements violents, il y eut des blessés par balle ou objets contondants. La mort de nombreux travailleurs et activistes syndicaux a été attribuée à des tueurs à gage syndicaux (Sambrano Vidal, 2011).

Débat politique et expressions critiques

Durant ces dernières années, ces dynamiques sociales complexes et hétérogènes, organisées et non organisées, identifiées d’une certaine manière avec le processus bolivarien, ont été traversées par des débats toujours plus ouverts, dans lesquels s’expriment des désaccords, des désenchantements, des critiques de divers types envers les tendances en train de s’établir comme dominantes à l’intérieur de ce processus. Les questions traitées sont récurrentes, elles réapparaissent d’une fois à l’autre, dans différents contextes. Elles sont présentes dans les documents de certaines organisations, dans les textes qui se publient dans ce qui est devenu le principal instrument du débat à l’intérieur du camp appelé « chaviste », Aporrea (www.aporrea.org), et lors de diverses rencontres populaires. Par manque d’espace, on se limitera à évoquer quelques-uns des thèmes clés en débat, en les illustrant de quelques citations ramassées de-ci de-là.

Le premier renvoie à la participation. Vu l’emphase politique et constitutionnelle autour de la notion de démocratie participative, les sévères limitations de celles-ci ont généré de nombreuses critiques et expressions de malaise : « Le pouvoir populaire ne se décrète pas. » « Différences substantielles quant à la quantité et à la qualité de la participation populaire, permettant de distinguer deux périodes qui correspondent aux années 1999-2007 et 2007-2011. Dans la première, il y a une éclosion de la participation ; il y a un usage intensif des budgets des institutions ; on avait une connaissance approfondie des ressources que possédaient les institutions et il y avait un meilleur accès et une participation avec plus d’élan. » « Véritable crise de la participation populaire. » « Les partis font obstacle à la participation. »

« Les décisions importantes ne passent pas par les gens. » « Le conseil communal a disparu de l’horizon des organisations populaires. » « Il y a un obstacle à caractère culturel en ce qui concerne la démocratie participative. Nous continuons toujours d’élire des représentants qui mentalement et culturellement continuent à reproduire l’ancien modèle (la démocratie représentative), la participation est un droit. » «  La participation est contrôlée. Le bureaucratisme a trouvé dans la transition du “rentisme capitaliste” au “socialisme rentier”, un environnement propice pour se développer en plénitude. » « On cherche à domestiquer toute tentative anarchique (non contrôlée) d’organisation sociale. »

Le leadership est également un sujet qui revient dans les débats : « Manque de renouvellement dans les leaderships. Excessive concentration du pouvoir. Absence d’une direction collective du processus de changement. » « Verticalité traditionnelle du régime, personnalisation extrême dans la prise de décision, la réticence de l’exécutif à déléguer jusqu’aux moindres espaces de pouvoir. »

Les thèmes de l’organisation, du fonctionnement et du caractère de l’État, ainsi que la critique de la bureaucratie sont aussi récurrents : « inefficacité  ». « Beaucoup d’initiatives populaires se perdent et/ou sont faussées à cause des procédures bureaucratiques. » « Les communautés présentent leur projet de planification qui doit s’interrompre parce qu’il faut rentrer des documents aux institutions. » Telle est bien la logique bureaucratique, des dates, des formats, des critères bureaucratiques prenant le pas sur les logiques d’organisation de la base.

« L’État reproduit une logique patriarcale. » « Au-delà de la classe qui est au pouvoir, la bureaucratie... a détourné ou exproprié divers espaces de l’État, principalement dans leur dimension publique, pour s’en servir dans le but de se reproduire et de maintenir le statu quo. » « Les services ne servent à rien, ils discriminent comme toujours les plus pauvres, et leurs employés n’assument pas la rectification nécessaire. » « Cette étatisation (façon très particulière d’envisager la nationalisation) multiplie mathématiquement la bureaucratie. Personne ne sait expliquer le caractère anticapitaliste de cette “gérance socialiste”. »

Revient également fréquemment la préoccupation envers ce qui limite l’espace d’un débat critique ouvert, la nécessité de pouvoir réfléchir sur ce qui fonctionne mal, la possibilité de formuler des critiques sans être accusé de traître ou de « donner des armes à l’ennemi ». On dénonce également le fait que les médias publics opèrent comme des instruments de propagande, refusant de se faire l’écho des débats et des problèmes des gens : « Le chantage est une manière de nous entraîner dans la dépendance. Si tu critiques, tu es contre-révolutionnaire. Nous devons exercer notre critique pour rompre la dépendance. Quels espaces avons-nous pour faire des observations vis-à-vis du processus révolutionnaire, sans être perçus comme des contre-révolutionnaires ? »

Les critiques formulées à l’égard du PSUV sont nombreuses. Elles questionnent l’absence de démocratie interne, les tentatives réitérées pour contrôler les organisations sociales de base et l’utilisation que font les fonctionnaires de l’État des moyens publics pour imposer leurs préférences lors d’élections internes à l’organisation : « On l’a mélangé avec le gouvernement et l’État, sans définir les limites d’action de chacun, créant ainsi un désordre dont les bureaucrates et les fonctionnaires font leur affaire. On a atteint une limite dangereuse qui menace sérieusement sa survie. Machinerie électorale, tremplin pour l’ascension sociale, sa crédibilité comme instrument de combat pour les pauvres en quête de leur libération sociale et nationale est en jeu. »

Malgré que les droits des peuples indigènes et l’écart entre les postulats constitutionnels et la politique du gouvernement en la matière aient été ces dernières années plutôt à la marge des débats, c’est un sujet qui occupe de plus en plus d’organisations populaires. On pointe du doigt le non-respect du mandat constitutionnel quant à la démarcation des territoires indigènes, et l’on critique la logique assimilationniste des politiques publiques envers ces peuples : « Comme il n’y a pas de territoires indigènes, il n’y a pas de droits indigènes. » « Comment expliquer que depuis dix ans il ne s’est rien passé en ce qui concerne la reconnaissance de leurs terres ? Ce qu’il y a pour les indigènes, ce sont les conseils communaux, une chose complètement aliénante. »

Enfin, il y a les débats qui se rapportent au modèle de développement, à la critique de l’État rentier, aux implications de l’aggravation de la dépendance perverse (sociale, politique, culturelle et environnementale) à l’exploitation du pétrole : « Quel développement souhaitons-nous ? L’occidental, contre les principes de vie ? Quelle consommation ? Continuerons-nous à vivre de la rente pétrolière ? »

Ce sont là quelques-unes des préoccupations grandissantes au sujet du processus en cours, au sein d’une part importante et croissante du mouvement populaire vénézuélien. Toutefois, vu les caractéristiques relativement sectorielles de beaucoup d’organisations, leur autonomie limitée et le caractère moins organique de nombreuses composantes du tissu social populaire, ces critiques et ces expressions du malaise n’ont pas trouvé les voies d’une incidence politique. De la possibilité que cela arrive, dépendra dans une bonne mesure le futur politique du pays.

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Edgardo Lander

Edgardo Lander

Edgardo Lander est membre de la Plateforme de défense de la Constitution, professeur à la retraite de l’Université centrale du Venezuela (UCV). Il fait partie du groupe de travail permanent de la Fondation Rosa Luxembourg (bureau de Quito). Il travaille sur les alternatives au développement et est associé au Transnational Institute dont le siège se trouve Amsterdam.

[1Dans l’extrême polarisation politique actuelle de la société, s’est également constitué un vaste réseau social d’opposition, principalement mais pas seulement de classes moyennes, qui dépasse de loin les partis politiques de ce camp.

[2Dans l’industrie nationalisée, les principaux conflits ont eu pour motif des revendications pour un contrôle ouvrier effectif, les luttes pour le contrôle de l’entreprise, l’exécution de conditions contractuelles et les réclamations pour absence de plans d’investissement et d’entretien adéquats pour maintenir les niveaux de production.

[3Dans l’extrême polarisation politique actuelle de la société, s’est également constitué un vaste réseau social d’opposition, principalement mais pas seulement de classes moyennes, qui dépasse de loin les partis politiques de ce camp.

[4Dans l’industrie nationalisée, les principaux conflits ont eu pour motif des revendications pour un contrôle ouvrier effectif, les luttes pour le contrôle de l’entreprise, l’exécution de conditions contractuelles et les réclamations pour absence de plans d’investissement et d’entretien adéquats pour maintenir les niveaux de production.

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Traduction
  • Anne-Françoise Denamur.

Source
Bibliographie

Janicke K. & Fuentes F. (2008), « El movimiento obrero venezolano en la encrucijada », Rebelión, www.rebelion.org/noticias/2008/5/67....
Chirino O. (2007), « Independencia y autonomía del movimiento sindical », www.ildis.org. ve/website/administrador/uploads/PonenciaInterdependenciaOrlandoChirino.pdf. López Sánchez R. (2008), « Autonomía Sindical y Soberanía Popular », Aporrea, Caracas,
www.aporrea.org/actualidad/a33604.html.
Sambrano Vidal E. (2011), « Para Avanzar en Revolución. Bandas Armadas en la
Revolución Bolivariana », Aporrea, Caracas, www.aporrea.org/trabajadores/a124866. html.

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